La tour mate sur la 8e rangée, le fou couvre la dernière fuite
Le mat de l'Opéra, signé Paul Morphy en 1858 lors d'une partie jouée dans une loge d'opéra à Paris. Vous en jouez la conclusion complète : la dame se donne pour déloger le cavalier qui bouche la colonne d, puis la tour y descend donner le mat. Le roi, étouffé par ses propres pièces, n'a aucune issue. L'une des plus belles combinaisons de l'histoire.
Technique à conduire · 2 coups
Mode
Le cours, coup par coup
Le sacrifice et le mat
- 1.Db8+Le sacrifice de Morphy ! La dame se donne en b8 pour DÉVIER le cavalier d7 — la seule pièce qui puisse la prendre, et celle qui bouche la colonne d.
- 1…Cxb8Les noirs n'ont aucun autre coup légal. Le cavalier quitte d7 : la colonne d est ouverte, et la tour d1 voit enfin la case d8.
- 2.Td8#Mat de l'Opéra ! La tour livre l'échec sur la 8e rangée (et garde d7). Le fou g5 couvre e7, le pion f7 bloque la fuite, le fou f8 bouche la sienne : le roi noir est mat.