La défense solide qui contre-attaque
La Partie Russe, ou Défense Petroff (1.e4 e5 2.Cf3 Cf6), ignore la menace sur e5 pour contre-attaquer e4. Réputée d'une solidité à toute épreuve, c'est l'arme des joueurs qui veulent neutraliser 1.e4 sans risque.
À faire
1.e4e52.Cf3Cf63.Cxe5d64.Cf3Cxe45.d4d56.Fd3Cc6
Mode
Si l'adversaire s'écarte
Cette variante ne fait jouer qu'une seule réponse à l'adversaire. Voici les écarts qu'il peut préférer, et la leçon du répertoire qui les enseigne.
Le cours, coup par coup
Variante classique
- 1.e4Les blancs prennent le centre et libèrent d'un coup la dame et le fou f1 : aucun premier coup n'ouvre autant de lignes. Sa rançon : ce pion n'a aucun défenseur — c'est autour de lui que va se jouer la partie.
- 1…e5On rend coup pour coup : e5 tient d4 et f4 et refuse aux blancs le grand centre. Mais ce pion sera attaqué dès le coup suivant — il faut une réponse toute prête.
- 2.Cf3Les blancs attaquent votre pion e5.
- 2…Cf6La Partie Russe ! Au lieu de défendre e5, on CONTRE-attaque e4 — la symétrie offensive.Idée clé : on rend coup pour coup, la position reste équilibrée et solide.
- 3.Cxe5Les blancs prennent le pion. Ne reprenons surtout pas tout de suite : ce cavalier en e5 est exposé, chassons-le d'abord, et le pion nous reviendra sans risque.
- 3…d6On chasse le cavalier AVANT de reprendre — surtout pas 3...Cxe4?? tout de suite.Le piège : 3...Cxe4?? 4.De2! et les blancs gagnent une pièce ou la dame.
- 4.Cf3Le cavalier blanc bat en retraite.
- 4…Cxe4Maintenant on reprend e4 en toute sécurité. Position parfaitement symétrique.
- 5.d4Les blancs ouvrent le centre et gagnent un peu d'espace.
- 5…d5On soutient notre cavalier e4 et on tient le centre.
- 6.Fd3Les blancs développent le fou en visant e4 et h7.
- 6…Cc6On développe et on presse d4. Position saine, réputée increvable pour les noirs.Bilan : structure symétrique, peu de risques — la Petroff a sauvé bien des demi-points au plus haut niveau.